Un hall marseillais comme point de départ
Tout est parti d’un flash, au détour d’une rue de Marseille, devant un hall d’entrée des années 1950. Une intuition nourrie par l’architecture de Fernand Pouillon, sa rigueur, ses proportions et son élégance intemporelle. De cette première image est née une réflexion autour du seuil, de la géométrie et de la manière de faire dialoguer l’architecture existante avec des interventions plus contemporaines.
Le cercle, motif récurrent dans le travail de notre studio, s’est naturellement imposé. Il vient dialoguer avec les lignes droites de la porte et en bouscule subtilement la sobriété. Un jeu de formes simple, presque évident, qui devient le fil conducteur du projet.
Une cuisine inspirée des années 1970
Dans la cuisine, l’inspiration se déplace vers les halls d’entrée des années 1970. Le projet joue sur le dialogue entre bois, métal et pierre, dans un équilibre entre ambition formelle et chaleur domestique. Entièrement réalisée sur mesure, la cuisine est habillée d’un travertin iranien, travaillé artisanalement jusque dans les moindres détails. Les prises intégrées prolongent la pureté des lignes et permettent de préserver la continuité du matériau.
Le mobilier fait également référence aux architectures de l’époque jusque dans ses détails : les tiroirs évoquent directement les anciennes boîtes aux lettres des halls d’entrée, transformant un élément fonctionnel en véritable geste architectural.
Au-dessus de l’ensemble, le luminaire G3 de Pierre Guariche, dessiné en 1953, prolonge ce dialogue entre architecture et mobilier. Une pièce historique qui trouve naturellement sa place dans cet intérieur pensé comme une composition de formes, de matières et de références.








